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L’Essence de Courvoisier au banc d’essai
sept 2nd, 2010 by admin

Pierre Szersnovicz, maître distillateur et ambassadeur de marque, était de passage le 2 septembre 2010 à Montréal pour présenter la cuvée de prestige “L’essence” de Courvoisier lancée dans un flacon haut de gamme élaboré par la maison Baccarat. Avant de découvrir ce produit rare (seulement 3000 bouteilles sur le marché), nous avons dégusté la gamme Courvoisier seule, puis autour de différents mets adéquatement associés à chaque cuvée. Chaque assiette avait été préparée par le chef du Laurie Raphaël, Daniel Vézina, pour chaque catégorie de cognac.

pierre-szersnovicz

En bref sur Courvoisier:

Une des 4 premières marques de cognac dans le monde qui appartient aujourd’hui au groupe Beam. Basée à Jarnac sur les bords de la Charentes, c’est en 1800 qu’Emmanuel Courvoisier a installé des entrepôts à Paris-Bercy, dans le but de mieux distribuer du Cognac, notamment à Napoléon 1er. Félix Courvoisier, son fils, s’installa en 1835 à Jarnac où il érigea le domaine devenu le siège social.

La maison Courvoisier fournit le bois aux tonnelleries avec qui elle est sous contrat.

Stockage des barriques debout

3 à 4 % de perte annuelle par évaporation de cognac, par fût, soit 20 millions de bouteilles pour tous les Cognacs

Premier marché pour Courvoisier : les USA

Cuvée VS (assemblage de fin bois (argilo-calcaire) avec une petite touche de petite champagne) - 4 à 7 années de vieillissement.

Nez timidement caramélisé, puis biscuité. Petite pointe florale à l’aération. Attaque puissante, un peu agressive. Bouche satinée. Un bon rapport qualité/ prix.

Cuvée VSOP (fine champagne)

Nez fin et discret, axé sur la vanille et les pâtisseries. Attaque puissante, rapidement voilée par la douceur exotique des parfums. Bouche satinée, aucune âcreté en finale, bel équilibre.

Cuvée Exclusive - VSOP - 7 à 12 années de vieillissement d’un assemblage de tous les crus sauf les bois ordinaires.

Nez expressif, fruité (raisins, fruits rouges, pruneaux), notes de tabac, d’épices et de caramel. Doux à l’attaque, bouche feutrée et moelleuse, satinée, bel équilibre. Un cognac charmeur et sensuel.

Cuvée XO - Grande Champagne, Petite Champagne et Borderie (4000 ha avec beaucoup de silex dans le sol)

Nez discret de fruits secs - très fin en bouche, grande longueur (fruits confits, pêches), grande complexité du boisé. Plus léger que moelleux, c’est un cognac très séducteur.

Cuvée L’essence -  3200 $ prix SAQ Signature - seulement 50 bouteilles distribuées au Canada - 42 %

Grande Champagne et Borderie (4000 ha avec beaucoup de silex dans le sol) des années 1970 et 1980. Le bois d’élevage provient en partie de la forêt de Jupy. Courvoisier a cherché à développer un cognac qui se rapproche au niveau des caractéristiques du Cognac Courvoisier élaboré en 1910.

Cette cuvée est vendue dans un coffret en laque noire (14 couches) fermé par le sceau de Napoléon 1er. Le flacon est en cristal de Baccarat, il est suspendu au sein d’une gaine métallique qui reprend la silhouette d’une bague de l’empereur.

Nez expressif de bois de santal, de miel, de fruits secs. Fruité en bouche (agrumes confits), moelleux et pourtant vif tout au long de la dégustation. Puissance retenue, grande profondeur, longueur interminable, un cognac d’exception.

lessence-de-courvoisier

Verticale de la Cuvée Mythique du Val d’Orbieu
août 25th, 2010 by admin

Mardi 24 août 2010 - Salle de dégustation Matière Brute - Rue Saint Denis - Montréal

Roland Olvers, Directeur commercial export de la cave coopérative languedocienne Val d’Orbieu et Jean-Pierre Mazard , vigneron adhérent de la cave (et propriétaire en Corbières du Domaine Serres-Mazard) nous ont offert une verticale de 10 millésimes de la Cuvée Mythique, vin rouge d’appellation Vin de Pays d’Oc, le haut de gamme de la cave.

Cuvée Mythique - Val d'Orbieu

Voici mes commentaires de dégustation du plus jeune vin au plus ancien:

2008

Encore non commercialisé, ce millésime sera vendu au Québec cet automne.

Intense et globalement fumé au nez comme en bouche, le fruité est très rouge (cerises, airelles) et acidulé, il empiète encore sur le boisé de l’élevage légèrement perceptible. Les tanins sont fermes et serrés. C’est un vin encore brut et incisif qui sera plus enrobé vers 2011.

15/20

2007 - disponible à la SAQ pour 18,70 $

Malgré une année difficile, la cave a réussi ce vin qui se montre prêt à boire actuellement. À la fois épicé et animal, plus cacaoté que torréfié dans les flaveurs qui couronnent un fruité noir (mûres, cassis), les tanins sont gras, toutefois la texture se montre veloutée, agréable. À essayer sur un jarret d’agneau confit aux herbes de Provence qui rappelleront celles de la garrigue qu’on perçoit lorsque le vin est au repos.

16/20

2005

Nez mature, légèrement oxydatif, les effets du temps occultent le fruité qui est davantage cuit que mûr, des arômes de cuir, voire de civette se laissent capturer. La texture est satinée, fluide, toutefois abrupte et asséchée en finale. Un vin dans une phase de dormance qui néanmoins sera à boire avant 2012.

14/20

2001

Évolué et oxydatif au nez, tout est confit ou cuit dans le fruité (pruneaux, café froid, caramel brûlé), le vin est ample en bouche, certes satiné, mais il file sans acidité et finit sa course sans grande longueur aromatique. Testé par ailleurs au cours du repas sur la queue de boeuf braisée, il regagnait en fraîcheur, les tanins se montraient plus dominants rendant l’ensemble agréable. À boire immédiatement si vous en avez en cave.

13/20

1999

Très évolué, voire fatigué, les arômes de pruneaux dominent nettement, des accents de Porto trop longtemps aérés occultent même ceux de cuir et de champignons. L’ensemble est soyeux, mais coulant. Le temps semble l’avoir trop caressé.

12/20

1997

Bien plus frais que les 1999 et 2001, quoique également évolué dans les arômes, il montre des accents de confiture de fruits noirs, de pruneaux dont l’acidité encore présente soutient toute la dégustation. À la fois charnue et soyeux, il enveloppe agréablement les papilles, c’est un bon vin à boire aujourd’hui.

15/20

1996

Discret, voire fermé au nez, puis poussiéreux, c’est en bouche qu’il séduit. Satiné, plus net dans ses arômes de torréfaction dominant ceux de fruits secs et de sous-bois, il démontre son âge et le comportement classique des vins qui ont 15 ans et plus. Très agréable à boire.

15/20

1995

Plus grillé que la plupart des autres millésimes, plus puissant aussi, on perçoit l’impression de l’alcool des vins mutés. On s’attend à un vin robuste et cependant, il présente un comportement léger, voire mou en bouche. Les arômes dominent nettement la structure. L’ensemble est satiné, juste agréable.

14/20

1993

Tout apparaît tuilé dans ce vin: la robe, les arômes (cèdre, thé, tabac) et le comportement à la fois chaleureux et complexe. La texture est tendre et ample, tout est mature, c’est sans doute de tous les vieux millésimes dégustés, celui qui est le plus prêt à boire.

15/20

1991

Mature (noix, champignons, charbons, pruneaux) et curieusement iodé dans ses effluves, quelque peu épicé, il se distingue surtout par sa texture soyeuse. C’est un vin dont on sent l’ossature puissante d’autrefois, aujourd’hui fragile. Pour ses 20 ans, il étonne agréablement.

14/20

Bientôt un verre “Tour de Pise”?
août 22nd, 2010 by admin

Un champagne ou un mousseux versé dans un verre penché conservera mieux ses bulles que dans un verre laissé à la verticale.

Selon le Pr Gérard Liger-Bélair du laboratoire d’oenologie et de chimie appliquée de l’Université de Reims: «Il y a en moyenne douze grammes de CO2 par litre de champagne. Lorsqu’on verse le champagne dans un verre vertical et dans un verre incliné, on trouve systématiquement un écart allant de 0,3 gramme à plus de 1,5 gramme entre les deux. C’est lorsqu’il est le plus froid - quatre degrés - que l’écart est le plus important. Il reste 9 g de CO2 par litre lorsque le verre reste droit, contre 10,4 g pour une flûte penchée.”

Connaissant l’attrait des maisons de champagnes et de certaines marques de verres pour le marketing, je prévois que des verres “Tour de Pise” apparaîtront sur notre marché vers 2012!!

J’avais raison!
août 9th, 2010 by admin

La maison Veuve Clicquot-Ponsardin vient de rendre son rapport d’expertise au sujet des bouteilles retrouvées en mer Baltique au mois de juillet 2010. Leur laboratoire de Reims avait en effet reçu un exemplaire à des fins d’authentification. L’équipe de plongeurs avait alors prétendu qu’il s’agissait de bouteilles de champagne d’avant 1800 de la célèbre maison, sous prétexte qu’une ancre marine apparaissait sur les bouchons.

Suite à l’analyse de l’expéditive vidéo qui a été diffusée sur le net à la mi-juillet, j’ai mis en doute l’âge et l’identité du flacon présenté (blog du 4 août 2010 et chronique radio à CIBL 101.5 FM du 21 juillet 2010), tout en communiquant amicalement avec l’équipe d’analystes de Veuve Clicquot-Ponsardin.

Celle-ci vient de publier un communiqué de presse:

« le champagne retrouvé en mer Baltique n’était pas du Veuve Clicquot, mais au contraire du champagne de la Maison Juglar, une petite Maison chalonnaise qui n’existe plus depuis probablement un siècle. La maison Veuve Clicquot tient néanmoins à préciser qu’elle est aujourd’hui, à sa connaissance, la seule maison de Champagne à utiliser une ancre dans son emblème et que celle-ci est une marque déposée depuis 1798 ».

Copie du rapport officiel:

La Maison Veuve Clicquot a pu examiner l’un des flacons retrouvés à bord
d’une épave dans la mer Baltique début juillet 2010, et Dominique
Demarville, son Chef de Caves, déguster quelques millilitres de son
contenu.

La forme de la bouteille se rapproche du modèle dit “Maubeuge”, d’un poids
de 940 g, d’une hauteur de 30 cm et d’un contenance totale de 83 cl (à
ras). Elle est en verre soufflé, tournée manuellement, non moulée et
présente un caractère irrégulier avec de nombreuses bulles dans le verre.
Il s’agit donc selon toute vraisemblance d’une bouteille champenoise datant
du premier tiers du XIXe siècle.

La bouteille a été repêchée bouchée, mais le bouchon n’était retenu que par
la pression (environ 6 bars) et ne présentait aucune trace d’agrafe, ni de
muselet. L’hypothèse la plus probable est celle d’une ficelle qui s’est
dégradée pour disparaître au fil du temps.

Le bouchon, légèrement abîmé, est d’une hauteur de 4,2 cm et d’un poids de
10 g. La longueur du roule est de 2,1 cm et le diamètre de son miroir de
1,8 cm. Après séchage, l’ancre présente sur le miroir est bien visible,
ainsi que la marque “Juglar”, du nom d’une Maison châlonnaise désormais
disparue. La Maison Veuve Clicquot tient néanmoins à préciser qu’elle est
aujourd’hui, à sa connaissance, la seule Maison de Champagne a utiliser une
ancre dans son emblème, et que celle-ci est une marque déposée depuis 1798.

La dégustation a été réalisée 15 jours après repêchage et première
ouverture, et malgré un contact avec l’air ambiant, le vin ne présente pas
d’oxydation exagérée. Selon le plongeur, il a gardé toutes ses
caractéristiques constatées lors de la dégustation initiale, sauf
l’effervescence qui a disparue. La couleur est d’un jaune doré intense,
avec quelques reflets gris-brun. Le vin est assez clair, transparent, avec
un aspect très légèrement troublé. Le liquide est assez fluide, non
graisseux. Le goût est dominé en attaque par une sensation très sucrée. Une
analyse ultérieure permettra de déterminer le niveau de sucre avec
précision. Progressivement, l’acidité prend le dessus et une sensation
fraîche envahit le palais. Au final, les notes fumées dominent la longueur
en bouche, impressionnante et très marquée par les notes de tourbe et de
tabac déjà trouvées au nez.

Les conditions singulières (eau peu salée, peu de courants, température
constante de 5°C, obscurité totale, pression) sont a mettre au crédit de
cette remarquable conservation.

Selon Dominique Demarville, ” Pour ce vin, le temps s’est arrêté. Il me
semble que nous avons goûté un vin identique à ce qu’il était à l’origine.
Incroyable de constater une telle tension ! Les conditions extrêmement
favorables de conservation ont probablement stoppé son évolution.”

La Maison Veuve Clicquot, son chef de caves et son service du patrimoine et
des ressources historiques se tiennent à la disposition du gouvernement des
îles d’Aland (Finlande) afin d’apporter leur expertise concernant cette
découverte exceptionnelle. “

Curieuse Veuve Clicquot retrouvée en mer Baltique
août 4th, 2010 by admin

Le 6 juillet dernier, une équipe suédoise découvrait une cargaison de bouteilles dans un vieux navire sans nom en mer Baltique. 2 semaines plus tard, un communiqué de presse illustré par une vidéo avise le public que les bouteilles seraient des flacons de champagne datant des années 1780 et surtout, identifiés d’une ancre sur les bouchons. Or, la maison de champagne Veuve Clicquot Ponsardin utilise cet objet à titre de logo depuis sa fondation par Philippe Clicquot en 1772.

La maison ne porte son nom actuel que depuis 1810. Elle a d’abord vendu ses flacons sous le nom de Clicquot-Muiron, puis Clicquot Fils et Clicquot-Fourneaux pendant ses 35 premières années d’existence qui furent timides en raison de la période de crise révolutionnaire que traversait la France.

Le chef de l’expédition de plongeurs a affirmé qu’il s’agissait d’une bouteille de Veuve Clicquot Ponsardin d’alors.

En analysant la brève vidéo de la bouteille et de son bouchon, il me semble cependant y voir “une silhouette anachronique”:

la forme est très régulière, trop bien dessinée pour une bouteille de cette époque,

la couleur verte et uniforme du verre ne correspond pas à la couleur noire et inégale des bouteilles d’alors,

la contenance semble être de 75 cl, tandis qu’elle devrait être celle d’une “pinte française ou dite de Paris” d’environ 94 cl,

le goulot est particulièrement bien dessiné et semble très solide pour l’époque,

le bouchon présente un miroir marqué d’écritures alors que les premières sont apparues au milieu du XIXème siècle.

Seule la piqûre de la bouteille (le culot) correspond aux normes de la période.

Les laboratoires de Moët-Hennessy ont reçu une bouteille et son bouchon dit-on.

J’ai bien hâte de connaître les résultats de leur analyse d’authentification…

Costa Lazaridi - Oenotria Land Syrah 2006
juil 9th, 2010 by admin

Oenotria Land – Syrah 2006 – Costa Lazaridi –

Certifié Bio

Disponible uniquement au Québec, au restaurant La Queue de Cheval à Montréal.

Disponible au Québec en 2011 à la SAQ Signature.

Robe opaque et foncée aux reflets violacés. Nez intense, profond, orienté sur la violette au premier nez, puis sur les petits fruits noirs concentrés (prune noire, cerise burlat) et enfin le cacao. Le boisé est très subtil. En bouche, la structure est imposante, toutefois fine (plus gothique que roman si je devais faire une corrélation architecturale). Les tanins sont satinés, c’est un vin travaillé dans un style plus américain, plus californien qu’européen, aisément comparable au syrah des Rhône rangers. Du haut de gamme grec résolument corpulent et moderne.

Coup de coeur rosé : Château Léoube - Rosé 2009
juin 28th, 2010 by admin

Un Côtes de Provence d’une grande onctuosité en bouche soutenue par une fine acidité de groseille. Le nez est délicat, floral, printanier, il précède une texture savoureuse à la fois tendue et pleine. C’est le coup de coeur de l’été, un assemblage de mourvèdre, de cinsault et sans doute de cabernet sauvignon (20 % du secret paraît-il), élaboré par les frères Ott pour Sir Anthony Bamford, propriétaire du domaine.

Les rosés de cette région sont de plus en plus chers et de moins en moins typés, celui-ci vient redorer le blason de la Provence.

Dégusté à Toronto pour 22 $ la bouteille, chapeau !

le-secret-de-leoube

De l’impact de la presse anglo-saxonne dans l’univers du vin
juin 26th, 2010 by admin

Le représentant en vin : ” As-tu goûté ce mousseux australien, c’est l’un des meilleurs au monde! Un domaine spécialisé dans l’effervescence…”
Moi: “Un des meilleurs selon qui ? Des critiques américaines et anglo-saxonnes, n’est-ce pas?”
Le représentant en vin : “oui, selon Decanter.”
Moi: “mais aucune critique d’un italien, d’un français, d’un suédois, d’un japonais, d’un allemand ou d’un espagnol, dont les pays réunis sont les plus gros consommateurs de bulles… Et tu sais quoi? Ton domaine spécialisé en bulles: sur 18 vins élaborés sous diverses marques, 4 sont des effervescents depuis 10 ans seulement! Certes, bien faits, mais de là à parler de spécialiste en la matière…  Un pas que nos sacrés critiques anglophones ont tôt franchi allègrement, forts de leur pouvoir éditorial au niveau international”

Mon analyse:  Et si on se faisait un peu confiance, si on créditait un tant soit peu nos critiques et nos valeurs sans abonder aveuglément dans le sens de celles de l’hégémonie anglo-saxonne, aussi louables soit-elles.

Vin blanc/vin rouge à L’épicerie de Radio-Canada
juin 15th, 2010 by admin

À l’émission de Radio-Canada “L’épicerie”, Guénaël Revel dévoile à Johane Despins l’origine de la couleur dans le vin

Cliquez ici pour visionner l’émission: Vin blanc/ vin rouge, d\’où vient la différence?

Gambero Rosso en tournée à Montréal: 5 blancs de Vénétie en rafale…
juin 3rd, 2010 by admin

Au restaurant Le latini sur le boulevard René-Lesvêque à Montréal, ce jeudi 3 juin 2010, entre 11 h 30 et 13 h, dégustation de plusieurs vins de Vénétie en compagnie de leurs producteurs et de Gianni  Fabrizio du Gambero Rosso

Graziano PRÀ

Soave Classico 2008 - Monte Grande

(Garganega et trebbiano di soave)

Nez légèrement citronné, puis beurré à l’ouverture (apport de l’élevage mesuré sous bois). Attaque franche au niveau aromatique (toasté léger) et acidulé, le vin est jeune, marqué par son acidité, mais le volume est gras, il rééquilibre le comportement mordant de l’ensemble. On est sur des arômes de jeunesse: agrumes, poire, fenouil) Beau potentiel de garde, autour de 8 ans.

16/20

Calvarino 2007 - Pieropan

(Garganega et trebbiano di Soave)

Petite pointe minérale, puis notes de riz au lait. Attaque acidulée, mordante, très fraîche, volume rond. Le vin est nerveux tout au long de la dégustation, il gagne à être aéré dans le verre une dizaine de minutes afin de s’ouvrir et de perdre sa vivacité exacerbée. Moins gras que le Soave de Prà, plus nerveux et plus minéral.

15/20

Ca’Rugate - Monte Fiorentine 2008

(Garganega 100 %)

Nez minéral, presque terpénique, notes de fenouil. Très beau comportement en bouche, bel équilibre entre l’attaque et la finale. Fin, frais, un peu court cependant, son potentiel de garde est sans doute moins élevé que le Soave de Prà.

14/20

Cavalchina - Amedeo 2007 - Custoza Superiore DOC

(Trebbiano, garganega, fernanda de la famille du Cortese, trebbianelo)

Nez très charmeur (floral, bonbon, anis, noix de coco), l’attaque un peu molle est rapidement rattrapée par une fraîcheur vive qui parcoure la dégustation, les arômes identiques au nez se font plus discrets. Peu complexe en bouche, c’est un vin blanc simple, droit, abordable pour ses qualités (20 $).

14/20

Ottella - Molceo 2007 - Lugana Superiore DOC

Trebbiano di Lugana et chardonnay

Nez de fruits confits (citron, ananas), attaque nerveuse, grande finesse dans la texture, nervosité contenue, présence très légère de notes toastées, puissance sensible. Le chardonnay apporte davantage la texture grasse que la richesse des arômes finalement peu complexes. De densité et de longueur moyennes, c’est un vin honnête.

13/20

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