»
S
I
D
E
B
A
R
«
Gloria Ferrer, Mumm Napa Valley, Roederer Estate et Schramsberg Vineyards
juin 16th, 2009 by admin

GLORIA FERRER

Cuvée Sonoma Brut

Dégustée régulièrement (au 3 mois):

De facture très classique, ce vin présente une effervescence relativement fine, sans être caressante. Les flaveurs sont marquées par le pinot noir, ses tanins très agréables apportent un caractère corsé, vineux, qui n’occulte pas cependant l’élégance. C’est ce qui le distingue des autres effervescents du même type de la région. Les amateurs de mousseux puissant, correctement dosé, apprécieront.

Cuvée Blanc de Noirs

Dégustée régulièrement (au 3 mois):

À la fois plein et tendu, ce vin effervescent présente les flaveurs habituelles de griottes et de fraises, mais il a un caractère minéral, voire crayeux qui déconcerte très agréablement lorsqu’on connaît son origine. Il est concentré en bouche grâce à la compacité de ses bulles, tout en présentant un tranchant en finale qui le rend sobre, droit, vrai. Il est, selon moi, parmi les cinq meilleurs Blanc de Noirs effervescents de Californie.

Cuvée Brut Rosé 2004

Dégustée en septembre 2007:

Opulent en bouche comme dans ses arômes d’eau-de-vie de mirabelle et de fraises poivrées au nez, ce vin présente des bulles très abondantes, très serrées sans pour autant apporter une compacité dans le volume général. Peut-être est-ce dû leur calibre plutôt large ? Il en reste cependant un mousseux chaleureux, corsé, au dosage sensible, très fruité (pêche, melon) et à la finale légèrement grillée. 

Dégustée en juin 2009:

La pointe oxydative au nez est perceptible et charmeuse, démontrant un vin qui peut vieillir. Des arômes légers de noix, de rancio discret et de fruits cuits surplombent ceux de fruits rouges (fraises épicées) à l’attaque en bouche, mais l’accroche reste fraîche. les bulles se font plus serrées qu’il y a 2 ans, la texture en est plus onctueuse, c’est un vin mature à boire avant 2010, pouvant facilement accompagner une cuisine exotique comme une salade de poulet grillée à l’avocat et aux ananas.

MUMM NAPA VALLEY

Cuvée Reserve Brut

Dégustée régulièrement (au 3 mois):

Mûr, puissant au nez par ses arômes de salade de fruits d’été et de Kirsch, il se révèle davantage sur la fraîcheur en bouche sans pour autant dévoiler de minéralité. Les bulles sont grosses, mais paquetées, ce qui apporte une compacité chaleureuse et tendre en bouche. Les flaveurs se révèlent plus pâtissières (clafoutis, palmier, tarte amandine), c’est un vin bien construit, plaisant et finalement abordable pour la garantie de plaisir qu’il offre. Un must dans une cave de mousseux.

Cuvée Blanc de Noirs

Dégustée régulièrement (au 3 mois):

Attirant par ses reflets de couleur chair, il se montre très pinot noir, très mûr, très sucre candy au nez (noyau de fruits, fraises) même si des notes florales lui confèrent de la fraîcheur à l’aération. Le comportement des bulles fines et fugaces liées aux flaveurs originales (feuilles de tomates, roses, estragon) en bouche confirment le côté aérien, jardinier et léger. Excellent à l’apéritif.

Cuvée Blanc de Blancs 2002

Dégustée en juin 2007:

Un quart de la cuvée est à base de pinot gris, peut-être est-ce cet apport au chardonnay qui confère une opulence, un volume imposant. Les saveurs d’agrumes, propres à la jeunesse, sont encore présentes, elles apparaissent confites, puis laissent la place à des notes plus tropicales (ananas, vanille, cannelle). C’est un vin suave, généreux, expressif un Blanc de Blancs typiquement californien, son effervescence est chaude, englobante et s’accordera parfaitement à une darne de saumon grillée accompagnée d’une sauce à la crème.

Dégustée en juin 2009:

Les arômes exotiques décelés en 2007 sont aujourd’hui fatigués, davantage cuits plutôt que matures. La texture en bouche est tout aussi imposante et parfumée, toutefois linéaire et fugace en finale. Le chardonnay ne semble pas avoir imposé son acidité au pinot gris qui permettrait au vin d’offrir plus de fraîcheur en finale. Il est mature, on l’appréciera avec un carpaccio de pétoncles avec huile d’olive et surtout, sans citron !

Cuvée DVX 2000

Dégustée en mars 2007:

D’abord axé sur les fruits cuits (pommes, abricots), l’aération présente quelques effluves épicés et chocolatés qu’on retrouve en bouche par des notes vaillées et torréfiées. Crémeux, rond, fondant dans sa texture, ce vin est charmeur malgré un caractère corsé. Il faut par ailleurs le laisser longtemps dans le verre avant qu’il ne s’ouvre à moins d’apprécier sa retenue qui s’illustre par une austérité de jeunesse, ne présentant alors que ses arômes de pommes initialement perçus. À laisser en cave jusqu’en 2010.

Dégustée en juin 2009:

Moins acidulé qu’en 2007, le temps l’a travaillé avantageusement, la texture est toujours aussi grasse, très “californienne”: plus imprégnante que minérale. Les arômes oscillent entre une torréfaction légère et des épices indiennes, c’est un vin original qui démontre par son effervescence encore abondante et large un potentiel de garde encore d’actualité. À regoûter en 2011.

ROEDERER ESTATE

Cuvée Anderson Valley Brut

Dégustée régulièrement (au 3 mois):

Impeccable mousseux qui présente d’abord un côté iodé, puis réglissé. On découvre enduite des notes plus boisées que briochées tant au nez qu’en bouche, derrière des effluves de tisane à la poire. L’effervescence est fine, lègère, évanescente, elle transporte des accents de fruits rouges, peu appuyés, mais juste assez décelables pour s’acoquiner à un dessert pâtissier avec meringue, même si je le préconise à l’apéritif. Incontestablement dans le top 3 des mousseux californiens

Cuvée L’Ermitage 2000

Dégustée en janvier 2007:

Cette cuvée présente encore son caractère de jeunesse tant par les parfums qu’elle dégagent (pêches, pommes brunes, noisettes fraîches) que dans le comportement de son effervescence, ramassée et fine, mais exubérante, persistante. Plutôt opulent en bouche, c’est un vin caressant, riche où pointe quelques accents de miel en finale. Déjà parmi les meilleurs vins mousseux de Californie, il s’imposera sur le podium, pour ce millésime, d’ici 4 à 5 ans.

Dégustée en juin 2009:

Les attentes étaient très élevées avec ce vin: il ne déçoit pas ! Superbe, il pourrait facilement concurrencer à l’aveugle un champagne de haut de gamme et en dépasser des centaines… Plein, puissant, profond dans ses arômes de salade de fruits blancs au miel et d’un équilibre remarquable en bouche, entre une attaque aussi nette qu’une finale aussi fraîche. Un bel exemple de symétrie des saveurs qui en fait un grand vin états-unien!  

Cuvée L’Ermitage 1995

Dégustée en janvier 2007:

Cette cuvée ensorcelle par ses arômes de fruits secs (noisettes, abricots) et de marrons chauds qu’on retrouve dès l’attaque en bouche, avec des notes de sucre de canne et de thé noir. Complexe, suave grâce à des perles qui s’enroulent tout au long de la dégustation, tout en conservant leur nervosité, cet effervescent se dirige vers une identité de vin tranquille satiné et torréfié. Il entre, à mon avis parmi les dix meilleurs vins effervescents du monde, actuellement.

SCHRAMSBERG VINEYARDS

Cuvée Réserve

Cuvée 2002 Blanc de Blancs

Dégustée en avril 2007:

Quelque peu levuré au nez, fruité (mandarine, cerise), épicé (curry) en bouche, son volume est large, l’effervescence est abondante, tout de même légère, voire fuyante. Je laisse donc reposé mon verre durant un bon quart d’heure. Les arômes sont à présent chauds et herbacés (tisanes, verveine, menthe), le vin a plus de corps, les bulles s’accrochent, restent en bouche. C’est une cuvée déroutante, intéressante, sur laquelle il faut revenir vers 2010.

Cuvée J. Schram 1999

Dégustée en avril 2007:

Imposant tant par ses arômes de pamplemousses roses, d’ananas et de marmelade que par son comportement onctueux en bouche, apporté par une mousse riche et grasse, ce vin reste frais grâce à l’acidité qui découle des notes de fruits initialement perçues, rehaussée de gingembre. Après quelques minutes, il développe des accents pâtissiers (tarte au citron, crème caramel) en équilibre avec des bulles qui se font plus discrètes, tout aussi fines. La finale est curieusement moins accrocheuse. 

Dégustée en juin 2009:

10 ans et à boire dès aujourd’hui, le volume en bouche est large, l’effervescence fugace et pourtant, ce mousseux ne se comporte pas comme un vin sec. Les arômes restent sur les fruits jaunes, le rancio du temps qui aurait pu s’exprimer est absent et la fraîcheur tombante en finale ne laisse pas prévoir qu’il apparaîtra dans l’équilibre des saveurs.


 

»  Substance: WordPress   »  Style: Ahren Ahimsa