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Philipponnat et Prin
mai 21st, 2009 by admin

Philipponnat 

Cuvée 1522

Dégustée en septembre 2007:

Ce champagne extra-brut existe aussi en millésimé. La cuvée dégustée est une addition de récoltes, impressionnante lorsqu’on la boit au moins trois années après son dégorgement mentionné sur la contre-étiquette (octobre 2002). ce vin présente alors le style de la maison d’une manière incisive, très expressive. Il a des saveurs de pain grillé, de pain d’épices, il charme par son onctuosité tout en restant minéral et ciselé. Du plaisir garanti pour mieux découvrir cette catégorie « sans sucre » de plus en plus demandée sur le marché.

Cuvée Royale Réserve Brut

Dégustée régulièrement:

Cette cuvée est un assemblage traditionnel d’une vingtaine de crus. Le pinot domine le chardonnay par ses accents de fruits rouges. En bouche, on ne retrouve pas la puissance et la vinosité habituelles de la maison, mais c’est une cuvée équilibrée, développant des flaveurs d’agrumes, puis de mie de pain en finale. Le dosage est parfois sensible si on laisse le vin se réchauffer trop longtemps dans son verre, toutefois, il ne gêne pas la fraîcheur citronnée qui se profile tout le long et jusqu’au bout de la dégustation. Pour l’apéritif du dimanche.

Cuvée Grand Blanc 2000

Dégustée en septembre 2007:

Plein, gorgé, gras, un chardonnay vraiment « philipponnesque » qui présente tout de même son élégance naturelle grâce à un tranchant minéral qui découpe les arômes de fruits confits exotiques et le soupçon de vanille. Onctueux grâce à une mousse abondante, un peu fuyante, c’est un vin pour une entrée chaude de volaille que quelques champignons viendraient taquiner.  

Dégustée en mai 2009:

Ma dernière bouteille, mais quelle bouteille! Énorme, riche, parfumée, un jeune rancio oxydatif comme il faut, on est en plein Puligny effervescent! Toujours aussi tropical dans les saveurs, aussi charnue dans la texture grâce à des bulles fines et serrées, ce champagne est une grande réussite.

Cuvée Clos des Goisses 1997

Dégustée en septembre 2007:

Capiteux mais, minéral et intense, ce vin offre des effluves de tarte amandine, de grué de cacao, voire de chocolat blanc dès l’aération. Peu expansif en bouche au moment de la dégustation, plutôt tendu et incisif, son volume reste confit, son enveloppe est grasse délicatement lovée dans des flaveurs de fruits blancs cuits et caramélisés. Un champagne intense et corsé qui court vers le style suave et toujours savoureux de la maison, après 15 années de patience.

Cuvée Clos des Goisses 1992

 Dégustée en septembre 2007:

Avec des notes de torréfaction, d’écurie et de truffe au nez, cette cuvée poursuit son évolution. Le volume en bouche est imposant, les bulles sont fines, plutôt disparates, c’est un champagne qui se comporte déjà comme un vieux vin. Quelques accents d’eau-de-vie de mirabelles à l’attaque en bouche, puis de beurre rance, de pistache et finalement de notes fumées, de bois de santal, sans doute apportées par le vieillissement sur lies, complètent le tableau des flaveurs. Onctueux, crémeux, séduisant, bref, savoureux.

Cuvée Clos des Goisses 1990

Dégustée en septembre 2007:

Ce millésime présente toute la richesse aromatique des pâtisseries classiques, depuis le pain au cholat jusqu’au gâteau moka en passant par la tarte amandine et le Paris-Brest. Et comme dans toutes les bonnes pâtisseries, tout est frais ! En effet, cette cuvée pleine, riche et imposante étonne par sa pointe rafraichissante que des bulles fines et croquantes viennent soutenir. La finale quelque peu épicée confirme cette sensation de nouvelle jeunesse.

Cuvée Clos des Goisses 1989

Dégustée en octobre 2007:

Le caractère mielleux tant au niveau olfactif que gustatif, son enveloppe séveuse, sa trame vineuse, puissante conjuguées aux perles soyeuses de l’effervescence qui s’échelonnent tout au long de la dégustation apportent à cette cuvée le souvenir d’un grand Meursault. Très solaire, d’une longueur et d’un crescendo aromatique déroutants (frangipane, érable, caramel, cappucino, champignons, truffes, marrons, etc), ce champagne apparaît mature. La signature d’un grand chef est nécessaire à table !

 PRIN Père & Fils

Cuvée Grande Réserve

Dégustée en juillet 2007:

Une cuvée où le pinot noir semble supplanter par sa personnalité le chardonnay pourtant dominant dans l’assemblage. Très « Champagne » dans ses flaveurs grillées (noisettes, amandes), l’effervescence est abondante, apporte une texture grenue, offrant un vin structuré, plus vineux que minéral, abrupt en finale, idéal pour des apéritifs gourmands où les canapés abondent. C’est selon moi, le champagne le plus abouti, le mieux construit de la maison.

Cuvée Brut Rosé

Dégustée en juillet 2007:

Un excellent rosé curieusement plus proche dans le style et ses arômes de la cuvée Grande Réserve que ceux du terroir où se situe la maison. Les amateurs de flaveurs empyreumatiques apprécieront le bouquet de ce vin où s’échelonnent du fumé, du sous-bois, du séché. La texture de la mousse est grasse, onctueuse, l’effervescence s’exprime davantage par les parfums qu’elle transporte plutôt que sa vivacité. Un champagne de pique-nique qui s’harmonisera aux charcuteries et aux salades estivales.

Cuvée 6e Sens

Dégustée en septembre 2007:

Particulièrement tonique dans ses arômes de pommes vertes et de citron, ainsi que dans son comportement mordant dû à une effervescence fine et pointue qui laisse en finale un souvenir un peu acerbe, ce champagne apparaît plus jeune que subtil, il devra gagner en profondeur grâce à quelques années de cave.

 


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