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Boizel, Billecart-Salmon et Bruno Paillard
mai 19th, 2009 by admin

Boizel

Cuvée Brut Ultime - Extra Brut

Dégustée en mars 2009:

C’est la nouvelle cuvée de la maison, lancée en 2008, dans la tendance des champagnes sans dosage ou très sec. Foin, craie, fenouil, minéralité forcément, le style se veut pur, tendu, même si les bulles tapissent finalement longtemps les papilles. Je suis resté sur ma fin et ma faim, j’attendais plus de présence, plus de corps. J’attendais en fait d’être nourri. Une cuvée impeccable pour ouvrir l’appétit, certes, avec des huîtres alors…

Cuvée Brut Réserve

Dégustée en juillet 2007:

Très représentative du style de la maison, cette cuvée au nez légèrement grillé offre en bouche, à la fois la délicatesse de bulles fines et la richesse fruitée des pinots qui dominent l’assemblage. C’est une cuvée polyvalente au niveau culinaire dont la finale discrète dans son rancio, peu persistante, sera mise en valeur par des préparations beurrées (feuilleté, gratin, sauce, etc). La cuvée qu’on peut avoir en réserve chez soi, de façon permanente.

Dégustée en mai 2009:

Grillé léger, fruité bien présent plus frais que sucré (raisins frais, poires, clémentines), effervescence maîtrisée, les bulles sont fines, à la fois imprégnantes et fugaces, elles illustrent l’élégance de l’ensemble, le vin roule en bouche sans s’attarder, juste assez pour nous laisser un court et agréable souvenir, puis l’envie de se resservir. Selon moi, c’est elle la cuvée de la maison pour l’apéritif.

Cuvée Chardonnay – Brut

Notes de nougat, de dragées et de lait frais au nez qui se prolongent en bouche au travers de bulles vraiment fines, très distinguées et persistantes malgré un volume qui apparaît vaporeux, comme de la dentelle balayée par le vent. Davantage mûre que toastée, on l’appréciera sur des coquilles Saint Jacques à la nage ou même, des ris de veau à la crème d’estragon.

Dégustée en janvier 2009:

Magnifique et charmeuse dans ses arômes beurrés qui rehaussent ceux de riz au lait et d’amandes fraîches, on apprécie un large volume en bouche, léger mais enveloppant. La finale est veloutée, toujours aussi parfumée, elle se distingue aussi par une vivacité qu’on percevait à l’attaque. La boucle en bouche est bouclée, l’équilibre est parfait.

Cuvée Rosé – Brut

Dégustée régulièrement depuis 2006:

De discrètes notes de baies rouges et de fumaison chatouillent d’abord les narines, puis s’effacent dès la première gorgée pour offrir des notes de fleurs (amamélis, chèvrefeuille). Grande finesse de l’effervescence qui transporte l’acidité du fruit et cette pointe fumée en finale qui permet un accord osé avec du saumon boucané, voire de l’anguille fumée. Aérien et puissant.

Cuvée Joyau de France 1996

Dégustée en septembre 2007:

Cette cuvée de prestige est, à mon avis, trop méconnue et pourtant, elle offre une qualité déconcertante et un charme ennivrant au nez: notes de fruits confits, de biscuit au sucre roux, de frangipane. En bouche, le vin mord encore, il est jeune et nerveux, les flaveurs sont certes grillées, mais l’enveloppe est florale, à l’opposé de l’analyse olfactive. D’une grande classe, il devrait s’ouvrir vers 2010.

Cuvée Joyau de France 2000 – Rosé

Dégustée en avril 2008:

Première cuvée de prestige rosée millésimée de la famille Boizel, elle a la puissance vinique du rosé traditionnel de la maison, mais grâce aux caractéristiques de cette récolte, elle s’exprime ici par la concentration du fruit. Confit en bouche, floral par les effluves, la finale offre ceux d’une salade de fruits rouges dans le style de la maison, sobre et solide. À savourer lorsqu’on a la chance de la rencontrer.

Billecart-Salmon

Cuvée Blanc de Blancs – Brut

Dégustée en août 2007:

Incisif et puissant, ce pur chardonnay a des accents d’eau-de-vie de poire et de mirabelle. Il est à la fois fin et solide, présente des bulles d’une finesse extrême qui pourtant ne provoquent pas de l’onctuosité, mais une texture enveloppante et longue en bouche grâce à une fraîcheur exemplaire, sans doute apportée par la vinification. On le privilégiera sur une entrée de crustacées ou simplement à l’apéritif. 

Cuvée Brut Rosé

Dégusté régulièrement depuis 1995:

Le Rosé de Billecart-Salmon fait partie des références champenoises dans la catégorie. Un style plus subtil que racé et plus délicat que corsé. Rien n’est exubérant au nez, tout est dans la suggestion et la discrétion: on décèle des notes de groseilles et de cake aux cerises. Le pinot noir est bien présent en bouche par ses arômes de fruits rouges des champs, d’agrumes et de musc, la silhouette est plus tranchante que tapissante, les bulles sont fines, sans pour autant donner un volume crémeux qui apparaissait davantage dans les années 1990. C’est un vin que les amateurs de rosés élégants et aérien apprécieront.

Cuvée Nicolas-François Billecart 1998

Dégustée en avril 2008:

10 ans et toujours minérale et iodée au moment de la dégustation. Portée sur des notes florales, peu briochée, cette cuvée millésimée est déjà dense en bouche. Elle présente l’acidité, voire la dureté de sa jeunesse qui la dispose, certes, à une longue garde, mais qu’on laissera s’aérer dans le verre au moins 20 minutes, si l’on désire, aujourd’hui, profiter de ses effluves automals (paille coupée, sous-bois) et de son large volume qui accroche les papilles. À mettre en cave au moins jusqu’en 2012. La même cuvée issue du millésime 1990, goûter le même jour, est d’une jeunesse remarquable, démontrant une fois de plus l’endurance et la perfection des vins de la maison.

Cuvée Le Clos Saint-Hilaire 1996

Dégustée en juin 2007:

Cette cuvée élaborée à partir d’un pinot noir élevé en futaille bourguignonne porte le nom du saint patron de Mareuil-sur-Aÿ. Très rare puisqu’environ 5000 bouteilles ont été lancées sur les marchés, elle présentait en juin 2007 des arômes confits de fruits blancs sous des notes iodées et marines à l’aération. Profondes, légèrement mielleuses, avec quelques accents d’acacia, les flaveurs en bouche étaient transportées dans une extrême finesse de mousse, riche et persistante, déroutante. 

Bruno Paillard

Cuvée Brut Première Cuvée

Dégustée régulièrement:

Immédiatement porté sur les agrumes au nez (pamplemousse, mandarine), on perçoit à l’aération de subtiles notes de fruits tropicaux, puis de pain grillé. C’est pourtant un vin axé davantage sur les fruits et la fraîcheur que sur les pâtisseries et les notes d’évolution, comme le confirment les flaveurs en bouche transportées élégamment par une effervescence très pure et fine. La mention de dégorgement sur les contre-étiquettes permet au consommateur qui connaît son palais, de déguster ce champagne en fonction de l’évolution de ses arômes et de sa texture. Personnellement, je préfère attendre 5 ans et plus après la date de dégorgement.

Cuvée Rosé Première Cuvée

Dégustée régulièrement:

À la fois floral et fruité au nez, c’est un rosé puissant, moelleux et raffiné, ses flaveurs de fraises, de framboises font agréablement écho à un feuilleté aux fruits d’été. Les bulles se comportent comme des perles légères, elles permettent une belle longueur finale en bouche. Un vin qui suffisamment de corps pour supporter un plat exotique, mais peu relevé ou un fromage aux saveurs affirmées.

Cuvée N. P. U 1995

Dégustée en avril 2007:

Du miel tout du long. Quelle magnifique cuvée pour les amoureux d’arômes nets et précis ! Tout en restant toujours très pur, très direct, ce champagne présente une puissance et une finesse de bulles remarquables. Riche, capiteux sans être lourd, finement boisé, noisetté, aromatique jusqu’en finale avec un léger rancio, c’est un vin somptueux, mais rare qu’on privilégiera seul comme on boit un grand Cognac ou qu’on accordera sur un met simple, subtilement travaillé.

 


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