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Philipponnat et Prin
mai 21st, 2009 by admin

Philipponnat 

Cuvée 1522

Dégustée en septembre 2007:

Ce champagne extra-brut existe aussi en millésimé. La cuvée dégustée est une addition de récoltes, impressionnante lorsqu’on la boit au moins trois années après son dégorgement mentionné sur la contre-étiquette (octobre 2002). ce vin présente alors le style de la maison d’une manière incisive, très expressive. Il a des saveurs de pain grillé, de pain d’épices, il charme par son onctuosité tout en restant minéral et ciselé. Du plaisir garanti pour mieux découvrir cette catégorie « sans sucre » de plus en plus demandée sur le marché.

Cuvée Royale Réserve Brut

Dégustée régulièrement:

Cette cuvée est un assemblage traditionnel d’une vingtaine de crus. Le pinot domine le chardonnay par ses accents de fruits rouges. En bouche, on ne retrouve pas la puissance et la vinosité habituelles de la maison, mais c’est une cuvée équilibrée, développant des flaveurs d’agrumes, puis de mie de pain en finale. Le dosage est parfois sensible si on laisse le vin se réchauffer trop longtemps dans son verre, toutefois, il ne gêne pas la fraîcheur citronnée qui se profile tout le long et jusqu’au bout de la dégustation. Pour l’apéritif du dimanche.

Cuvée Grand Blanc 2000

Dégustée en septembre 2007:

Plein, gorgé, gras, un chardonnay vraiment « philipponnesque » qui présente tout de même son élégance naturelle grâce à un tranchant minéral qui découpe les arômes de fruits confits exotiques et le soupçon de vanille. Onctueux grâce à une mousse abondante, un peu fuyante, c’est un vin pour une entrée chaude de volaille que quelques champignons viendraient taquiner.  

Dégustée en mai 2009:

Ma dernière bouteille, mais quelle bouteille! Énorme, riche, parfumée, un jeune rancio oxydatif comme il faut, on est en plein Puligny effervescent! Toujours aussi tropical dans les saveurs, aussi charnue dans la texture grâce à des bulles fines et serrées, ce champagne est une grande réussite.

Cuvée Clos des Goisses 1997

Dégustée en septembre 2007:

Capiteux mais, minéral et intense, ce vin offre des effluves de tarte amandine, de grué de cacao, voire de chocolat blanc dès l’aération. Peu expansif en bouche au moment de la dégustation, plutôt tendu et incisif, son volume reste confit, son enveloppe est grasse délicatement lovée dans des flaveurs de fruits blancs cuits et caramélisés. Un champagne intense et corsé qui court vers le style suave et toujours savoureux de la maison, après 15 années de patience.

Cuvée Clos des Goisses 1992

 Dégustée en septembre 2007:

Avec des notes de torréfaction, d’écurie et de truffe au nez, cette cuvée poursuit son évolution. Le volume en bouche est imposant, les bulles sont fines, plutôt disparates, c’est un champagne qui se comporte déjà comme un vieux vin. Quelques accents d’eau-de-vie de mirabelles à l’attaque en bouche, puis de beurre rance, de pistache et finalement de notes fumées, de bois de santal, sans doute apportées par le vieillissement sur lies, complètent le tableau des flaveurs. Onctueux, crémeux, séduisant, bref, savoureux.

Cuvée Clos des Goisses 1990

Dégustée en septembre 2007:

Ce millésime présente toute la richesse aromatique des pâtisseries classiques, depuis le pain au cholat jusqu’au gâteau moka en passant par la tarte amandine et le Paris-Brest. Et comme dans toutes les bonnes pâtisseries, tout est frais ! En effet, cette cuvée pleine, riche et imposante étonne par sa pointe rafraichissante que des bulles fines et croquantes viennent soutenir. La finale quelque peu épicée confirme cette sensation de nouvelle jeunesse.

Cuvée Clos des Goisses 1989

Dégustée en octobre 2007:

Le caractère mielleux tant au niveau olfactif que gustatif, son enveloppe séveuse, sa trame vineuse, puissante conjuguées aux perles soyeuses de l’effervescence qui s’échelonnent tout au long de la dégustation apportent à cette cuvée le souvenir d’un grand Meursault. Très solaire, d’une longueur et d’un crescendo aromatique déroutants (frangipane, érable, caramel, cappucino, champignons, truffes, marrons, etc), ce champagne apparaît mature. La signature d’un grand chef est nécessaire à table !

 PRIN Père & Fils

Cuvée Grande Réserve

Dégustée en juillet 2007:

Une cuvée où le pinot noir semble supplanter par sa personnalité le chardonnay pourtant dominant dans l’assemblage. Très « Champagne » dans ses flaveurs grillées (noisettes, amandes), l’effervescence est abondante, apporte une texture grenue, offrant un vin structuré, plus vineux que minéral, abrupt en finale, idéal pour des apéritifs gourmands où les canapés abondent. C’est selon moi, le champagne le plus abouti, le mieux construit de la maison.

Cuvée Brut Rosé

Dégustée en juillet 2007:

Un excellent rosé curieusement plus proche dans le style et ses arômes de la cuvée Grande Réserve que ceux du terroir où se situe la maison. Les amateurs de flaveurs empyreumatiques apprécieront le bouquet de ce vin où s’échelonnent du fumé, du sous-bois, du séché. La texture de la mousse est grasse, onctueuse, l’effervescence s’exprime davantage par les parfums qu’elle transporte plutôt que sa vivacité. Un champagne de pique-nique qui s’harmonisera aux charcuteries et aux salades estivales.

Cuvée 6e Sens

Dégustée en septembre 2007:

Particulièrement tonique dans ses arômes de pommes vertes et de citron, ainsi que dans son comportement mordant dû à une effervescence fine et pointue qui laisse en finale un souvenir un peu acerbe, ce champagne apparaît plus jeune que subtil, il devra gagner en profondeur grâce à quelques années de cave.

 

Boizel, Billecart-Salmon et Bruno Paillard
mai 19th, 2009 by admin

Boizel

Cuvée Brut Ultime - Extra Brut

Dégustée en mars 2009:

C’est la nouvelle cuvée de la maison, lancée en 2008, dans la tendance des champagnes sans dosage ou très sec. Foin, craie, fenouil, minéralité forcément, le style se veut pur, tendu, même si les bulles tapissent finalement longtemps les papilles. Je suis resté sur ma fin et ma faim, j’attendais plus de présence, plus de corps. J’attendais en fait d’être nourri. Une cuvée impeccable pour ouvrir l’appétit, certes, avec des huîtres alors…

Cuvée Brut Réserve

Dégustée en juillet 2007:

Très représentative du style de la maison, cette cuvée au nez légèrement grillé offre en bouche, à la fois la délicatesse de bulles fines et la richesse fruitée des pinots qui dominent l’assemblage. C’est une cuvée polyvalente au niveau culinaire dont la finale discrète dans son rancio, peu persistante, sera mise en valeur par des préparations beurrées (feuilleté, gratin, sauce, etc). La cuvée qu’on peut avoir en réserve chez soi, de façon permanente.

Dégustée en mai 2009:

Grillé léger, fruité bien présent plus frais que sucré (raisins frais, poires, clémentines), effervescence maîtrisée, les bulles sont fines, à la fois imprégnantes et fugaces, elles illustrent l’élégance de l’ensemble, le vin roule en bouche sans s’attarder, juste assez pour nous laisser un court et agréable souvenir, puis l’envie de se resservir. Selon moi, c’est elle la cuvée de la maison pour l’apéritif.

Cuvée Chardonnay – Brut

Notes de nougat, de dragées et de lait frais au nez qui se prolongent en bouche au travers de bulles vraiment fines, très distinguées et persistantes malgré un volume qui apparaît vaporeux, comme de la dentelle balayée par le vent. Davantage mûre que toastée, on l’appréciera sur des coquilles Saint Jacques à la nage ou même, des ris de veau à la crème d’estragon.

Dégustée en janvier 2009:

Magnifique et charmeuse dans ses arômes beurrés qui rehaussent ceux de riz au lait et d’amandes fraîches, on apprécie un large volume en bouche, léger mais enveloppant. La finale est veloutée, toujours aussi parfumée, elle se distingue aussi par une vivacité qu’on percevait à l’attaque. La boucle en bouche est bouclée, l’équilibre est parfait.

Cuvée Rosé – Brut

Dégustée régulièrement depuis 2006:

De discrètes notes de baies rouges et de fumaison chatouillent d’abord les narines, puis s’effacent dès la première gorgée pour offrir des notes de fleurs (amamélis, chèvrefeuille). Grande finesse de l’effervescence qui transporte l’acidité du fruit et cette pointe fumée en finale qui permet un accord osé avec du saumon boucané, voire de l’anguille fumée. Aérien et puissant.

Cuvée Joyau de France 1996

Dégustée en septembre 2007:

Cette cuvée de prestige est, à mon avis, trop méconnue et pourtant, elle offre une qualité déconcertante et un charme ennivrant au nez: notes de fruits confits, de biscuit au sucre roux, de frangipane. En bouche, le vin mord encore, il est jeune et nerveux, les flaveurs sont certes grillées, mais l’enveloppe est florale, à l’opposé de l’analyse olfactive. D’une grande classe, il devrait s’ouvrir vers 2010.

Cuvée Joyau de France 2000 – Rosé

Dégustée en avril 2008:

Première cuvée de prestige rosée millésimée de la famille Boizel, elle a la puissance vinique du rosé traditionnel de la maison, mais grâce aux caractéristiques de cette récolte, elle s’exprime ici par la concentration du fruit. Confit en bouche, floral par les effluves, la finale offre ceux d’une salade de fruits rouges dans le style de la maison, sobre et solide. À savourer lorsqu’on a la chance de la rencontrer.

Billecart-Salmon

Cuvée Blanc de Blancs – Brut

Dégustée en août 2007:

Incisif et puissant, ce pur chardonnay a des accents d’eau-de-vie de poire et de mirabelle. Il est à la fois fin et solide, présente des bulles d’une finesse extrême qui pourtant ne provoquent pas de l’onctuosité, mais une texture enveloppante et longue en bouche grâce à une fraîcheur exemplaire, sans doute apportée par la vinification. On le privilégiera sur une entrée de crustacées ou simplement à l’apéritif. 

Cuvée Brut Rosé

Dégusté régulièrement depuis 1995:

Le Rosé de Billecart-Salmon fait partie des références champenoises dans la catégorie. Un style plus subtil que racé et plus délicat que corsé. Rien n’est exubérant au nez, tout est dans la suggestion et la discrétion: on décèle des notes de groseilles et de cake aux cerises. Le pinot noir est bien présent en bouche par ses arômes de fruits rouges des champs, d’agrumes et de musc, la silhouette est plus tranchante que tapissante, les bulles sont fines, sans pour autant donner un volume crémeux qui apparaissait davantage dans les années 1990. C’est un vin que les amateurs de rosés élégants et aérien apprécieront.

Cuvée Nicolas-François Billecart 1998

Dégustée en avril 2008:

10 ans et toujours minérale et iodée au moment de la dégustation. Portée sur des notes florales, peu briochée, cette cuvée millésimée est déjà dense en bouche. Elle présente l’acidité, voire la dureté de sa jeunesse qui la dispose, certes, à une longue garde, mais qu’on laissera s’aérer dans le verre au moins 20 minutes, si l’on désire, aujourd’hui, profiter de ses effluves automals (paille coupée, sous-bois) et de son large volume qui accroche les papilles. À mettre en cave au moins jusqu’en 2012. La même cuvée issue du millésime 1990, goûter le même jour, est d’une jeunesse remarquable, démontrant une fois de plus l’endurance et la perfection des vins de la maison.

Cuvée Le Clos Saint-Hilaire 1996

Dégustée en juin 2007:

Cette cuvée élaborée à partir d’un pinot noir élevé en futaille bourguignonne porte le nom du saint patron de Mareuil-sur-Aÿ. Très rare puisqu’environ 5000 bouteilles ont été lancées sur les marchés, elle présentait en juin 2007 des arômes confits de fruits blancs sous des notes iodées et marines à l’aération. Profondes, légèrement mielleuses, avec quelques accents d’acacia, les flaveurs en bouche étaient transportées dans une extrême finesse de mousse, riche et persistante, déroutante. 

Bruno Paillard

Cuvée Brut Première Cuvée

Dégustée régulièrement:

Immédiatement porté sur les agrumes au nez (pamplemousse, mandarine), on perçoit à l’aération de subtiles notes de fruits tropicaux, puis de pain grillé. C’est pourtant un vin axé davantage sur les fruits et la fraîcheur que sur les pâtisseries et les notes d’évolution, comme le confirment les flaveurs en bouche transportées élégamment par une effervescence très pure et fine. La mention de dégorgement sur les contre-étiquettes permet au consommateur qui connaît son palais, de déguster ce champagne en fonction de l’évolution de ses arômes et de sa texture. Personnellement, je préfère attendre 5 ans et plus après la date de dégorgement.

Cuvée Rosé Première Cuvée

Dégustée régulièrement:

À la fois floral et fruité au nez, c’est un rosé puissant, moelleux et raffiné, ses flaveurs de fraises, de framboises font agréablement écho à un feuilleté aux fruits d’été. Les bulles se comportent comme des perles légères, elles permettent une belle longueur finale en bouche. Un vin qui suffisamment de corps pour supporter un plat exotique, mais peu relevé ou un fromage aux saveurs affirmées.

Cuvée N. P. U 1995

Dégustée en avril 2007:

Du miel tout du long. Quelle magnifique cuvée pour les amoureux d’arômes nets et précis ! Tout en restant toujours très pur, très direct, ce champagne présente une puissance et une finesse de bulles remarquables. Riche, capiteux sans être lourd, finement boisé, noisetté, aromatique jusqu’en finale avec un léger rancio, c’est un vin somptueux, mais rare qu’on privilégiera seul comme on boit un grand Cognac ou qu’on accordera sur un met simple, subtilement travaillé.

 

Gramona et Juve y Camp
mai 18th, 2009 by admin

GRAMONA

Cuvée Argent Brut 2003

Dégustée en août 2007:

Dégusté après une longue aération dans le verre de plus de 15 minutes, ce 100 % chardonnay se présente alors curieusement fumé, c’est ce qui fait son originalité. L’effervescence est riche, crémeuse, réussie. Les flaveurs en bouche sont chaudes et imprégnantes (pain au lait, pâte d’amandes, ananas grillé), elles n’occultent pas pourtant la fine acidité qui fait la fraîcheur du vin. Encore jeune, ce caractère séducteur devrait faire mouche après plusieurs années dans le cellier. 

Dégustée en avril 2009:

Quel vin! Très séduisant au nez comme en bouche! Il flirte avec les arômes de l’empereur champagne: feuilleté aux noisettes, cacao, léger rancio - très étonnant  et curieux pour sa jeunesse. Aussi bon qu’en 2007, logiquement moins acidulé, on le laisse mûrir sur les clayettes pour le laisser nous conquérir encore et encore dans 2 ans. Toutefois, je confirme la dégustation de 2007: on est dans le top 5 des meilleurs vins effervescents au monde actuellement! Digne des meilleurs champagnes, ce vin rehausse le niveau des cava, souvent légers et mono aromatiques. Un grand souvenir que je n’aurais plus en cave… 

Cuvée III Lustros 2001

Dégustée en septembre 2007:

D’une pureté et d’une sobriété remarquable, ce vin présente un crescendo d’arômes irrésistibles, depuis des notes de mie de pain à celles de miel en passant par la meringue, la tarte au citron, les macarons et les orangettes, le tout habillé dans une effervescence suave aux bulles fines et racées. Superbe!

JUVÉ Y CAMPS

Cuvée Brut - Reserva 2003

Dégustée en septembre 2007:

Nez de foin, puis d’hydrocarbure et de citron à l’aération. Très évanescentes en bouche, les bulles sont malgré tout fines, delicates, offrant un ensemble minéral et floral dans les flaveurs qu’elles transportent. C’est un mousseux simple et vaporeux, sans complexe, peu révélateur du millésime. Finalement décevant. Pour l’apéritif et l’attente en cave.

Dégustée en mars 2009:

Tellement terpénique qu’on dirait du riesling! L’attente n’a pas été avantageuse, l’ensemble est toujours aussi vaporeux et déstructuré. Que s’est-il passé sur ce millésime avec cette cuvée ?

Cuvée Reserva de la Familia 2003

Dégustée en juillet 2007:

Plus réussi que le 2002 qui manquait de rondeur, celui-ci se présente toujours aussi sec, avec cependant plus de duvet grâce à une mousse serrée qui imprègne le palais. Axé sur des flaveurs d’agrumes confits, c’est un cava encore jeune, peu beurré et encore court. À laisser deux, trois années dans le cellier pour qu’il acquert un peu de profondeur. 

Dégustée en avril 2009:

Les agrumes sont toujours présents au nez comme en bouche, le rancio ne s’affirme pas, les bulles vives accentuent l’impression de fraîcheur, d’une minéralité maîtrisée. Dormirait-il ? Chut… Laissons-le sommeiller encore 2 ans, il dégagera plus de profondeur et d’arômes grillés.

Chapel Down, Denbies Wine Estate et Nyetimber Vineyard
mai 18th, 2009 by admin

CHAPEL DOWN

Cuvée Brut No Vintage

Dégustée en juin 2007:

Un style mature, mûr, au dosage appuyé qui caramélise les flaveurs de pommes et d’agrumes et apporte en finale à accent biscuité, assez séduisant. L’effervescence est abondante, pimpante, parfaitement maîtrisée. Peu complexe, ce vin est idéal en apéritif.

Dégustée en mai 2009: 

Cette cuvée apparaît moins dosée aujourd’hui, beaucoup plus minérale. Les bulles sont fines, mais vaporeuses, fuyantes… L’accent séducteur est toujours apporté par des arômes de biscuits secs, puis de confiseries. On la garde pour l’apéritif.

Cuvée Pinot Prestige 2001

Dégustée en juin 2007:

L’étiquette annonce du pinot, mais le chardonnay apporte tout même son élégance. Axé sur des arômes d’eau-de-vie (kirsch, mirabelle) au nez, le vin se distingue en bouche par des flaveurs de pain beurré et de fruits secs au cœur d’une mousse oncteuse conduite pas des bulles perlantes. Savoureux en milieu de bouche grâce à ces dernières, l’ensemble est pourtant léger, plus discret qu’élégant, finalement court. 

Dégustée en mai 2009:

Était-ce la bouteille ? Tout est fermé, discret, le nez comme les saveurs en bouche… L’effervescence est évidemment présente, fine et légère, mais ne transporte rien. À redéguster donc.

DENBIES WINE ESTATE

Cuvée Greenfields 2004

Dégustée en juin 2007:

Un vin effervescent minéral, iodé, qui présente aussi des notes de foin. L’effervescence est maîtrisée, les bulles sont fines, éclatantes, courtes. Le volume est à la fois large et vaporeux, les flaveurs rapellent une salade de pommes et de poires avec des raisins de Corinthe. Peu complexe et peu profond, mais rafraîchissant. Pour l’apéritif.

Dégustée en avril 2009:

Moins salée, moins iodée, plus gourmande aujourd’hui grâce à des notes de fruits confits au sein d’une effervescence toujours aussi courte en bouche, mais plus pénétrante. Un vin qui semble mature et qui passe de l’apéritif au premier service d’un repas avec un soufflé au fromage, par exemple.

NYETIMBER VINEYARD

Cuvée Première Cuvée - Chardonnay Blanc de Blancs - Brut 1996

Troisième millésime élaboré dans cette catégorie après le 1992 et le 1995, ce millésime 1996 dégusté en janvier 2007 confirme le potentiel considérable de garde bonificatrice des effervescents du Sussex. Il présente des arômes d’agrumes confits, d’amandes grillées, puis de champignons à l’aération.  En bouche, la mousse est fine, riche sans être crémeuse, et finalement disparate. Cet effervescent se comporte en fait comme un vin tranquille, le volume est large, tapissant, mielleux dans le comportement comme dans les flaveurs. Il termine sa course sans nervosité, sur des notes de macarons et de cake aux fruits. Impressionnnant et comparable à un bon champagne, il est prêt à boire.

Dégustée en mai 2009:

Superbe! Il était prêt à boire il y a 2 ans, il est aujourd’hui délectable à boire. Cette cuvée vaut largement des cuvées millésimées de champagne, elle pourrait d’ailleurs passer facilement pour une bouteille provenant de la Marne en dégustation à l’aveugle. Pralines, champignons et chocolat blanc sont aux rendez-vous des parfums, la texture est grasse, la finale moins précise, moins fraîche qu’en 2007 ne gâche pas le plaisir, on déguste tout simplement… 

Cuvée Première Cuvée - Chardonnay Blanc de Blancs - Brut 2000

Dégustée en mars 2007:

Les arômes perçus au nez apparaissent matures (noisette, chocolat blanc, torréfaction), on les retrouve en bouche, rafraîchis par la vivacité de bulles fines et imprégnantes. Généreux, presque opulent, plus charnel que minéral, c’est un vin enveloppant aux arômes d’orangettes qui n’a pas le même potentiel de garde que certains millésimes précédents (1996, 1999). Il est mûr et excellera en accompagnant, par exemple, une volaille farçie aux champignons.

Dégustée en mai 2009:

On la boit dès aujourd’hui. Le dosage élevé se fait plus imprégnant que sur la cuvée dégustée en 2007, l’effervescence est généreuse, mousseuse, peu fine, quelques notes de rancio indiquent le temps qui passe. Passons à table donc…

Cuvée Classic 2000

Dégustée en septembre 2007:

Plus tropical dans ses arômes (au nez comme en bouche) que le millésime 1999 qui était plus frais, plus graphite, ce millésime 2000 a cependant encore ses caractéristiques de jeunesse, notamment par une acidité citronnée en finale et une effervescence abondante. Le dosage sensible apporte du gras à la texture, il complète finalement l’aspect solaire général du millésime. C’est un vin imposant qui laisse parler les arômes de noyaux de cerises et de pêches, plus axé sur les saveurs des pinots que la finesse du chardonnay. Il est prêt à boire.

 

Agrapart et Alain Thiénot
mai 17th, 2009 by admin

AGRAPART & FILS

Cuvée Minéral 2000 – Extra Brut Blanc de Blancs – Grand cru 

Dégustée en juin 2007 :

Portée sur des notes de tisanes au nez, elle offre des arômes de beurre dès l’aération. Plutôt axée sur les fruits confits en bouche, sans doute développés par l’élevage partiel sous bois, cette cuvée est gourmande, vineuse et étoffée, idéale à table avec un poisson gras en sauce (saumon, thon, maquereau).

Dégustée en mai 2009:

Laissée environ 15 mn dans le verre afin qu’elle s’ouvre, on perçoit des notes de tilleul, puis d’amandes. Apparaît plus discrète qu’en 2007, comme en dormance. Se fait plus insistante en bouche, grasse et enveloppante, mais vaporeuse au niveau du comportement effervescent. Laissons la dormir encore 2 ans…

Cuvée L’Avizoise 2002 - Extra Brut Blanc de Blancs – Grand cru

Dégustée en juin 2007:

Elevée exclusivement en fûts de chêne, cette cuvée exprime le style brioché de la maison par ses effluves de beurre et de pâtisserie (miel, frangipane, etc). Moins serrée et moins long en bouche que la cuvée Minéral, elle gagnera à être consommée autour de 2010 pour la découvrir plus mature et moins tendue. 

ALAIN THIÉNOT

Cuvée Stanislas 1999

 Dégustée en juin 2007:

Un Blanc de blancs doré et lumineux - en l’honneur du fils d’Alain Thiénot - qui présente des arômes complexes de farine et de compote de pommes qu’on retrouve immédiatemment en bouche, accentuée par des notes de fruits secs. Bulles fines, plutôt linéaires, peu tapissantes, qui construisent un vin plus rafraîchissant que gourmand.

 Dégustée en mai 2009:

Superbe et mûre, un peu compotée dans les arômes, texture charnue qui occulte la minéralité, mais qui soutient les parfums et apporte une belle longueur. Belle surprise pour un vin que je pensais sur le déclin.

Cuvée La Vigne aux Gamins 1998

Les vignes qui donnent ce vin appartiennent à un ami vigneron d’Alain Thiénot. Ce vigneron appelle ses parcelles ainsi parce que son père lui en avait confié la culture dans sa jeunesse. Aujourd’hui, Garance et Stanislas Thiénot, les enfants d’Alain Thiénot en sélectionnent les raisins.

Dégustée en juin 2007:

Toasté au nez, cette cuvée rare, numérotée, est déroutante. À la fois minérale et légère en bouche, ses arômes sont portés sur les fruits tropicaux puis, se prolongent sur des accents de pâtisserie. Aérienne dans son comportement, elle offre pourtant une longueur onctueuse qui séduit inévitablement.

Dégustée en mai 2009:

Moins vaporeuse qu’il y a 2 ans, plus concentrée, plus riche, plus serrée aussi au niveau du comportement de l’effervescence en bouche, elle a été un vin d’apéritif, elle devient un vin de repas grâce à une structure plus solide et des arômes qui commencent à sentir les sous-bois. À laisser sur les clayettes…encore.

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