Belgique, le plat pays qui fait du vin…

Voyageant en Europe en mai dernier, c’est entre deux pays que je fus invité par les collègues Éric Boschman et Marc Vanel à m’arrêter chez eux, en Belgique pour mieux m’initier au vin Belge. Parce que oui, le vignoble Belge existe et qu’à l’instar du Québécois, il bouge sérieusement depuis les années 2000, en partageant notamment des cépages communs.  S’il apparaît dans les textes locaux que la vigne est employée pour élaborer du vin dès le début du IXème siècle en Belgique, c’est sous la Renaissance que les vins de la Meuse côtoient ceux de la Marne et de la Loire sur les tables de l’Aristocratie gouvernante. Certes les volumes sont modestes, freinant logiquement la reconnaissance hors de Belgique et cette dernière ayant été très tôt un couloir d’accès pour les troupes armées des monarques à l’esprit conquérant, le défrichement occasionné par les conflits et l’abandon forcé des treilles par les moines à la fin du XVIIIème siècle, a régulièrement enrayé le dynamisme vigneron. Les années 1950 voient l’ébauche d’une passion retrouvée, les décennies qui suivent encouragent certains viticulteurs, alors perçus comme de gentils farfelus… Toutefois, c’est la création d’une appellation viticole contrôlée en 1997 pour la Flandre, puis en 2004 pour la Wallonie qui marque la renaissance moderne du vignoble Belge ; alors oui, le vin Belge existe, et oui, il offre d’agréables surprises.

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Un peu de géographie, d’histoire et de législation

Flandres au nord, Wallonie au sud découpées presque parfaitement depuis Mouscron jusqu’à Fourons se partagent environ 180 hectares de vignes dont 50 % sont consacrés aux bulles. L’autre moitié tranquille est consacrée à 30 / 35 % au vin blanc et 15 / 10 % au vin rouge, selon les années. Cette équité est également valable en ce qui concerne le nombre de vignerons puisqu’on en recense une centaine de part et d’autre. Toutefois, seulement une quarantaine commercialise leur vin à la propriété et parmi elle, une vingtaine de producteurs gère une vraie structure commerciale de diffusion dans le pays. La majorité des viticulteurs Belges élabore donc du vin pour son plaisir personnel et domestique. Toutefois, si comme au Québec, ces passionnés passaient encore pour des originaux dans les années 1980, ils sont aujourd’hui de dignes et fiers ambassadeurs d’une réelle profession qui offre de l’emploi. Certes, la production de cols reste modeste (autour de 700 000), on notera cependant qu’elle a triplé en 10 ans (2005/2015) et qu’elle continue de croître. Encourageant, non ?

Avec un climat dit océanique parcouru de pluies fréquentes et de gelées surprenantes, le royaume – et oui, c’en est un – doit composer avec des cépages adaptés. On y trouve donc les flexibles et classiques pinot noir, pinot gris, pinot blanc, chardonnay, riesling, gewurztraminer, auxerrois, muscat et müller-thurgau, côtoyant les plus rares sieger, régent, dornfelder, sirius, solaris et Léon Millot. Ces derniers sont des hybrides issus de croisements créés au cours du XXième siècle grâce à des expériences menées en Suisse et en Allemagne.

Côté appellation, le pays se construit et le sujet semble entraîner bien des débats, notamment à cause de la division linguistique, de l’emploi de cépages non reconnus, de la pertinence en matière d’étiquetage, de la tiède implication gouvernementale et du caractère de tout un chacun de la filière. Ça me rappelle un autre pays, c’est curieux…  Forcément, c’est le consommateur qui est pris en otage puisqu’il n’y comprend rien. Laissons donc le temps au temps, il paraît qu’il est le ciment de la raison.

Bref, la Flandre obtient ses premières AOC en 1997 et en 2000 (Hagelandse Wijn et Haspengouse Wijn), puis la Wallonie en 2004 (Côte de Sambre et de Meuse, Vin de Pays des Jardins de Wallonie). Suivent les appellations Heuvelland et Vlaamse landwijn dans les Flandres en 2005. Toutefois, les gouvernements flamand et wallon accordent la possibilité de mentionner des dénominations régionales pour les vins mousseux et les vins de table sous des conditions d’emplois de cépages précis.

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Les autres bulles du royaume de la BD

Pour mieux connaître la géographie viticole de la Belgique, je conseille de commencer à travers ses bulles, car on peut y trouver une quarantaine d’indications régionales (certaines n’élaborant qu’un millier de bouteilles). Ces bulles donc, représentent la moitié de la production nationale. On les trouve sous trois dénominations, Vin Mousseux de Qualité de Wallonie, Crémant de Wallonie et Vlaamse Mousserende Kwaliteitswiijn. Elles ont été fixées par arrêté ministériel en 2005 pour les Flandres et en 2008 pour la Wallonie. Cuve close ou méthode traditionnelle (nettement dominante), lieu de production, transport de moût, rendement et cépages déterminent la terminologie.

Parmi les pionniers et ceux qui élaborent les meilleures bouteilles, Paul Vleminckx, dans les Flandres, décide que le chardonnay sera presque exclusif pour élaborer ses bulles dès les années 1990, il appelle donc son domaine Chardonnay Meerdael. Pinot noir et meunier sont venus compléter depuis, la douzaine d’hectares située à l’Est de Bruxelles.

Schorpion, au sud d’Hasselt, se positionne régulièrement dans le Top 5 local. On y repèrera la cuvée Fibonacci Brut et le Chardonnay Millésimé.

Wijnkasteel Genoels-Elderen consacre une dizaine d’hectares aux effervescents sur les 24 hectares d’un magnifique domaine, sis à Riemst : sans doute la plus belle croissance en matière de qualité de vin depuis 20 ans.

Le crémant de Torgny du Clos du Poirier du Loup : aussi confidentiel que parfaitement maîtrisé, grâce à l’emplacement du domaine, le plus au sud et le plus chaud de Belgique. Ça aide.

Le Domaine du Ry d’Argent : la p’tite bête qui monte, qui monte… Jean-François Baele, son propriétaire depuis 2005 a lancé ses bulles il y a seulement 3 ans et déjà, le plaisir est au rendez-vous. Le plus important, non ?

Philippe Grafé et le Domaine du Chenoy, c’est le pragmatisme et l’expérience au service de la passion : ici, pas de nobles cépages, seulement du Suisse et du Germanique entre-croisés. Et même si j’ai trouvé ses vins tranquilles plus aboutis, sa Perle de Wallonie vaut le déplacement pour connaître le Johanniter, l’hélios et le bronner assemblés.

Et pour finir, l’incontournable Vignoble des Agaises et son propriétaire Raymond Leroy : avec sa cuvée Ruffus (B de B chardonnay), il titille les meilleurs mousseux d’Europe et se permet régulièrement de passer devant les Bourguignons ou les Ligériens dans les concours à médailles. S’il y a un mousseux à goûter en Belgique, c’est celui-ci.

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Un étang plutôt qu’une mer de la tranquillité

Le plus délicat lorsque vous goûtez un bon vin Belge tranquille, c’est qu’on vous annonce généralement qu’il n’y en a plus si vous désirez en acheter. D’abord parce que la production – nous l’avons vue – est confidentielle, ensuite parce que le Belge aime la bonne chère (et oui, on n’écrit pas chair, vive le français !) et qu’il consomme toute la production vinique nationale, sans pour autant crier tayaut (!) on a le meilleur vin du monde. Modeste et gourmet le Belge, c’est surtout chez le particulier que les précieuses – achetées sur place au vignoble – se cachent, même si quelques restaurants et cavistes offrent les bouteilles les plus médiatisées. La Belgique est sans doute le pays des plus belles caves privées au monde, je tiens aussi à le souligner…

Globalement 350 000 bouteilles de vin blanc et rouge tranquille, sec ou moelleux, tout producteur confondu, sont disponibles annuellement sur le marché, c’est peu effectivement. Alors, si la Meuse et la Sambre forment les lacets de vos prochaines vacances, essayez ces quelques flacons : l’original et gouleyant muscat ottonel du Domaine Li-Bètch-Aus-Roches, le très soigné vin de paille du Vignoble de la Marinière, le délicat müller-thurgau du Château de Trazegnies, le « vin de table Brabançon » du Domaine de Mellemont, un rouge souple et épicé qu’une darne de thon grillée épousera aisément, le croquant chardonnay du Domein ‘T Convent, le pur kerner optima du Domein de Kluizen, le déjà classique pinot gris de Pietershof, le prometteur Terre Charlot du Château de Bioul, l’encore plus prometteur Butte de la Reine du Château de Bioul et pour finir, l’incontournable – parce que celui qu’on se doit de connaître en matière de vin du Benelux – chardonnay wit, joufflu et parfumé, de Genoels-Elderen.

Voici une liste de quelques autres vins dégustés qu’on trouvera actuellement chez quelques cavistes en Belgique ou sur place, chez le vigneron.

Les blancs :

Chardonnay 2013 – Cuvée Bonne-Maman – Vignoble des Marnières – Benoît Heggen

5 mois en fût de chêne apportent un nez expressif à ce chardonnay qui fleure bon le pop- corn beurré. Texture grasse et soyeuse, enveloppe encore citrique au moment de la dégustation (mai 2015), finale plus gourmande que tendue. Ensemble peu complexe, toutefois équilibré et frais. Pour une entrée chaude de pétoncles au beurre blanc.

La ferme bleue 2011 – Vin de Pays des Jardins de Wallonie – Johan Lécluse

Nez à la fois minéral et terreux, ce vin présente un 100 % müller-Thurgau à la chair souple et à l’enveloppe un tantinet amère. Une originalité à la finale un peu courte et chimique au niveau aromatique (polystyrène), toutefois rattrapée par un fruité agréable. L’apéritif avec crevettes.

Les bulles

Brut de Crindael – Domaine Pietershof – Méthode traditionnell

Riesling et pinot gris pour un nez expressif et charmeur de citrons et de pommes confites dont on retrouverait presque les deux chairs mariées « aromatiquement » en bouche. Les bulles sont menues, le travail sur lattes a été réussi, l’effervescence est vive et gourmande, l’enveloppe amère apporte de la mâche. Quoiqu’un peu court en finale, ce mousseux est vraiment plaisant. Sortez les gougères.

Pinot Brut 2012 – Domaine Aldeneyck – Méthode traditionnelle

Les trois pinots sont ici assemblés et offrent des arômes de pommes fraîchement cueillies. La texture du vin est oxygénée, les bulles sont de calibre moyen, toutefois paquetées, provoquant un caractère aérien très plaisant, car digeste. Le dosage est sensible, il n’occulte pas la vinosité. Peu complexe dans l’ensemble, il demeure équilibré et les huîtres seront des maîtresses charnelles.

Domaine de Mellemont – Bulles pour lui – Méthode traditionnelle

Fruits blancs au nez comme en bouche dont l’attaque se montre dosée. Ce rapport sucré perdure et occulte la vinosité dont seuls quelques amers apportent une personnalité plus vinique. L’effervescence est aérienne, l’ensemble est frais, c’est un mousseux qui apparaît jeune dans sa conception, il faudra le regoûter d’ici quelques années. Aujourd’hui, je préconise des canapés avec mousse de foie de volaille.

Les rouges :

Buttes aux lièvres 2010 – Domaine viticole du Chenoy – Côte de Sambre et Meuse

Régent et Rondo, deux cépages locaux dits inter-spécifiques en Belgique sont ici assemblés et offrent au nez des arômes discrètement épicés, pour se faire très poivrés une fois le vin en bouche. Texture et saveur rappellent la mondeuse de Savoie, on déguste un rouge souple, frais, rafraîchissant et d’un bel équilibre général. Une très heureuse découverte et sans doute le meilleur vin rouge Belge actuellement. Andouillette, frites, salade et moutarde SVP.

À propos des cépages mentionnés :

Le Régent a été créé en 1967  par G. Alleweldt qui a croisé les variétés Diana et Chambourcin. Depuis 1996, les autorités viticoles allemandes le considère aussi qualitatif que les variétés Vitis vinifera traditionnelles et l’ont reconnu apte à produire des « qualitätswein » (vin d’A.O.C.).

Le Rondo a été créé en 1964 en Tchécoslovaquie. C’est un croisement de Saperavi Severnyi et de Saint-Laurent. En 1980, le droit de licence de ce cépage a été racheté par l’Institut vitivinicole de Geisenheim. Le terme Rondo lui a été donné en 1995.

Le Solaris a été créé dans les années 1970 en Allemagne. Cépage blanc très résistant au mildiou, il rappelle le muscat dans ses arômes, tout en présentant plus de puissance et moins de finesse.

Le Dornfelder a été créé en 1955 grâce à un croisement d’Helfensteiner et d’Heroldrebe en Allemagne. Son nom est un hommage au professeur Immanuel Dornfeld qui a fondé au XIXème siècle la première école d’œnologie germanique. Cépage rouge très coloré, il est de plus en plus apprécié seul après de longues années d’emploi en assemblage.

Le Sieger a été créé en 1929 en Allemagne par croisement de gewurztraminer et de madeleine angevine. Banc ou rose, épicé et peu acide, il est surtout employé en assemblage ou en vendange tardive.

Le Léon Millot est une création de l’institut viticole de Colmar (1911). On le trouve aussi sous le nom de Kuhlmann. Très proche du Maréchal Foch dont il a les mêmes origines de croisement (riparia/ rupestris / goldriesling), ce cépage noir est très productif. Léon Millot était le président de la Société Vosgienne de Viticulture.

Quelques ouvrages sur le vignoble Belge :

Vignobles de Belgique – Éric Boschman, Kris Van de Sompei et Marc Vanel – Éditions Racine

Vignobles de Sambre et de Meuse, 12 siècles d’histoire – Guy Durieux, Marc Vanel – Piezo Éditeur

 

 

 

 

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La Céleste Levure : 1er salon du printemps 2015 réussi

Chardonnay 2013

Chardonnay 2013

L’agence d’importation de vins La Céleste Levure tenait en ce mois de mai ensoleillé et humide son 1er salon privé au Bain Mathieu, à Montréal. Ayant invité tous ses producteurs, ce fut l’occasion de converser autour de leurs vins. De la Californie à la Champagne en passant par le Douro ou la Toscane, ce tour du monde vinicole a confirmé que cette agence reste parmi les références en matière de vins importés au Québec.

Salon 2015 de La Céleste Levure.

Voici une petite sélection de ces derniers qui m’ont le plus séduit:

Henriot – Brut 2003 – Dégorgé en 2013 – 89 $ – code 10839635

Quel nez ! Poire pochée, pain grillé, croissant frangipane, donc une pointe de rancio d’évolution, les arômes sont multiples et charmeurs, on les retrouve en bouche après une attaque en core franche de jeunesse. Les contours se font sensiblement amers, la vinosité s’impose, la minéralité lui cède la place, c’est un champagne de repas, le foie gras poêlé sera le bienvenu.

Isole E Olena – Chardonnay 2013 – 56,75 – code 12685692

Oui, c’est dispendieux, mais les amis seront enchantés, car le homard offert sera parfaitement accompagné! Attaque pimpante où se mélangent les notes d’agrumes confits, de verveine et d’épices douces. Gras dans le comportement, fumé mais pas trop, belle enveloppe citrique, la finale est donc fraîche, l’approche bourguignonne est palpable, ce blanc Toscan peut se garder sur clayettes, mais bon sang qu’il est excellent aujourd’hui. Allez, courez acheter du homard, les invités vont arriver !

Weingut Bründlmayer – Grüner Veltliner Kamptaler Terrasse 2013 – 24,30 $ – code 10707069

Nez citronné, attaque citronnée, souple en bouche et finale croquante. Un vin simple dans le bon sens du terme: sec, franc, fruité, droit, rafraîchissant, plaisant. Les huîtres sont de mises, le fromage de chèvre aussi.

Andrew Will – Ciel du Cheval 2009 – Washington – 69,25 $ – code 11937878

Un assemblage de type bordelais un tantinet grillé qui présente de tanins veloutés, une enveloppe encore fraîche et une finale au fruité rouge poivré. Pas de lourdeur et une puissance contenue, ce qui est une grande qualité en matière de rouge pour cette région : l’équilibre en quelque sorte !

Domaines Frédéric et Michel Magnien – Gevrey-Chambertin – Les Sevrées Bio 2012 – 75,75$ – code 12642246

Nez expressif (noyau de cerise, fourrure, prune), bouche élégante, tanins soyeux, enveloppe charnue, un rouge d’une richesse naturelle qu’on passera en carafe pour mieux l’apprécier et le laisser offrir son noble boisé. À table ? Pourquoi pas un effiloché d’agneau parfumé délicatement de ras el hanut… J’oubliais: pour 12 $ de plus, le Chambolle-Musigny 2012 de la maison est d’une amplitude incroyable et comme il reste de la place dans votre cellier, n’hésitez pas (code 12642220 en IP).

Quinta do Malho 2008 – Douro – 38,50 $ – code 11632265

Il est mûr, il est mature, il est à boire et le plaisir est au rendez-vous : le fruité est rouge, légèrement acidulé, la mâche est bien présente, mais elle n’est pas astringente, on est en présence de tanins à la fois grenus et veloutés, la chaleur du Douro exhale sans brûler, j’ai adoré! Tout comme l’agneau braisé qui pourra l’accompagner.

Tarima Hill 2012 – Bodegas Volver – Espagne – 22,95$ – code 11962889

Nez fruité rougeoyant et vanillé, bouche tendre et boisée, légèrement édulcorée, c’est le rouge accessible qui charme dès la première gorgée. Pas de complexité ici, juste de la rondeur et de l’attraction immédiate. La tablée sera conquise, qu’elle soit autour d’une paëlla, à côté du barbecue à saucisses ou des darnes de thon grillé façon cajun.

Tenuta Olim Bauda – Barbera d’Asti – Nizza 2010 – 37,50 $ – IP

Tendue, acidulée, d’un fruité rouge exemplaire de pureté, d’une finesse extrême aussi et pourtant d’une structure solide, cette barbera pourra se conserver en cave au moins 10 ans afin d’être moins aiguë. Aujourd’hui tapissante et exubérante, particulièrement rafraîchissante, elle peut s’accorder dans la simplicité avec des pâtes où les tomates seront la base d’une sauce maison. Un domaine à surveiller.

Château Montelena – Cabernet-Sauvignon 2010 – Napa – 172,25 $ – 12400141

La légende est dispendieuse (rappelez-vous le jugement de paris 1976), mais elle tient la route… Elle se fait même plus élégante, plus européenne, moins riche, moins chaude qu’il y a quelques millésimes. Bref, l’amateur de cab va craquer. C’est soyeux, c’est fin, c’est long et ça perdure en bouche; le plus difficile avec ce genre de vin, c’est de lui trouver le bon accord à table et comme Bo Barrett (fils de Jim Barrett), aujourd’hui vinificateur du domaine, me l’a conseillé, c’est encore le canard confit qu’il préfère. À vous d’essayer.

 Pour commander s’ils ne sont pas en SAQ : 514 948 5050

 

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